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Et si on mettait les choses au clair ? ∞ LELIAN

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Lincoln R. Smith
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Dim 22 Mai 2016 - 16:46

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Cela faisait toujours juste une semaine que j’avais commencé mon nouveau boulot en tant qu’assistante. Je devais avouer que cette situation était plutôt étrange mais je n’étais pas mécontente, j’étais parvenue à obtenir un emploi dans le domaine qui me passionnait et ce sans même obtenir mon diplôme. Evidemment, j’étais toujours en période d’essai mais si je faisais l’affaire et que Monsieur Warren me gardait, jamais je ne pourrais assez le remercier. Par contre, il m’intimidait beaucoup et j’avais la ferme impression de le faire chier, mais je devais faire avec, peut-être que ça irait mieux avec le temps. Ce matin, j’arrivais tranquillement sur mon lieu de travail. J’étais allée m’acheter un café en chemin, pour bien commencer la journée, j’en avais d’ailleurs profité pour en prendre un à mon patron, je me disais que cela pourrait lui faire plaisir. En arrivant, je filais directement le voir sans même avoir pris le temps de me mettre à l’aise. Je toquais à la porte de son bureau qui était ouverte puis restant plantée là comme une quiche je réussis à me mettre à parler. « Bonjour monsieur Warren, je vous ai apporté un café… »
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Elian J. Warren
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Mar 24 Mai 2016 - 19:36
Depuis une semaine, mon travail avait changé. Enfin, non pas complètement, mais assez pour que je doive m’adapter au fait d’avoir une personne à qui je pouvais déléguer certaines tâches. Pour le moment, Lincoln faisait un excellent travail, ne rechignait pas par rapport aux trucs que je lui demandais de faire, était très gentille qui plus est, ne me jugeait pas, ou plutôt, ne semblait pas me juger, mais malgré tout, quelque chose faisait en sorte que je n’étais pas des plus confortables. Je savais bien que d’une certaine façon, nous venions de faire connaissance, mais j’avais l’impression que c’était trop tendu, trop formel surtout et puisque la formalité n’était pas mon truc, cela ne me plaisait pas. Par contre, je ne savais pas comment lui dire, ne voulant certainement pas lui donner une mauvaise impression, parce qu’elle faisait son boulot à merveille, faisant en sorte que j’étais là, à être chicoté par tout et n’importe quoi. Ce matin ne fit pas exception à la règle; tandis que j’étais déjà assis à mon bureau, à considérer tout ce qui devrait être fait pendant la journée, je vis la demoiselle entrer, un café à la main, café qui m’était destiné. Appréciant grandement l’attention, même si clairement, je n’avais pas pour habitude qu’on me l’apporte parce que je me le servais moi-même, ce fut un peu trop timidement à mon avis que je dis:  « Oh… Merci… » Pour sûr, j’aurais voulu être plus enthousiaste, mais… Est-ce que cela sonnerait faux ? Être sérieux sonnait faux dans mon cas, mais bon, tout cela était un peu… inconfortable. Décidant de me ressaisir, je secouai la tête, puis je me levai, prit une feuille sur laquelle j’avais noté certaines choses, puis je m’approchai de Lincoln en lui disant:  « Voici la liste des fournisseurs à contacter avec les commandes à passer, si vous pouvez le faire. » Il fallut que je fasse un effort surhumain pour ne pas grimacer quand je la vouvoyai, mais je ne me voyais pas faire autrement, pas tant qu’elle, elle le faisait. Je savais que j’étais son supérieur, mais était-ce nécessaire ? Je n’en savais rien, pour le coup, je me sentais complètement paumé.
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Lincoln R. Smith
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Mer 25 Mai 2016 - 17:07

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Je prenais mon boulot très à cœur, j’y tenais par-dessus tout, si je venais à le perdre j’aurai alors vraiment tout perdu car ce n’était pas simple de trouver un tel emploi dans la gestion de commerce, surtout lorsque l’on n’a pas de diplôme comme c’était mon cas. Je faisais au mieux pour que monsieur Warren, mon patron, soit satisfait de mon travail. Je l’aimais bien, il n’était pas trop sévère et plutôt sympathique avec moi bien que j’avais l’étrange sensation de le faire chier, et je ne comprenais vraiment pas pourquoi car je faisais tout comme il fallait que ce soit fait, du moins c’était ce que je pensais. « Je vous en prie monsieur… » J’avais espéré un peu plus d’enthousiasme de sa part en lui apportant un café sans qu’il ne me l’ait demandé, j’avais juste envie de lui faire un peu plaisir sans pour autant lui apporter son café tous les matins car je ne voulais pas donner l’impression de faire la lèche botte car j’apportais ce café vraiment de bon cœur. Je tendis la main pour prendre la feuille que mon patron m’avait préparé. Je sentais comme un malaise entre nous et cela me posait un gros problème car il ne me semblait pas avoir quelque chose de mal. « Puis-je me permettre de vous poser une question monsieur Warren ? » Je me demandais à ce moment si je n’aurai pas mieux fait de me taire et continuer d’encaisser cette ambiance quelque peu étrange.
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Elian J. Warren
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Sam 28 Mai 2016 - 13:48
SI elle pouvait simplement prendre la liste, aller à son bureau et vaquer à ces occupations indiquées sur la feuille que je venais de lui remettre, cela m’arrangerait et me mettrait sitôt plus à l’aise. Cela ne me faisait pas plaisir de penser ainsi, mais vu ce rapport formel, accentué par le fait qu’elle m’avait dit « Je vous en prie » comme si j’étais un roi, ce que je n’étais pas du tout et que je ne voulais pas être, m’avait mis encore plus inconfortable. Mais comment étais-je supposé lui dire ? Est-ce que c’était normal que je me sente aussi mal à l’aise ? Il me semblait que mon père vouvoyait son précédent assistant sans que cela ne lui pose problème. Mais est-ce que cela me forçait à faire de même ? Pour tout dire, je ne savais pas trop, j’étais encore dans le flou par rapport à cela et ça ne me plaisait pas du tout. Que devais-je faire ? Je ne savais pas trop et visiblement, ce n’était pas le moment de m’occuper de cela. En effet, Lincoln, contrairement à ce que j’avais espéré, ne partit pas à ce moment. Au contraire, sa demande eut pour effet de me stresser, d’une certaine façon. Malgré tout, parce que je n’étais pas de nature méchante, je ne me voyais pas la renvoyer de mon bureau pour autant, alors je dis:  « Hum… Oui ? » Et encore là, je n’étais pas convaincu, trouvant cela encore plus étrange qu’elle doive me demander la permission de poser une question. Pourquoi fallait-il que tout soit aussi coincé ? Pour tout dire, j’en avais assez de me poser la question, même si pour le coup, je ne pouvais pas faire autrement, à mon plus grand désarroi.
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Lincoln R. Smith
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Dim 29 Mai 2016 - 12:38

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Il était certain que j’avais beaucoup de chance d’avoir ce boulot, qu’il me serait très difficile d’en trouver un autre du même ordre mais je commençais à en avoir un peu marre de cette tension qu’il y avait entre mon patron et moi. Je ne comprenais vraiment pas ce qu’il se passait et c’était assez frustrant. Je faisais tout ce qu’il me demandait et peut-être même plus pour vraiment lui prouver qu’il ne devait pas regretter de m’avoir engagée car j’étais vraiment motivée et que je tenais à mon emploi. Il ne me semblait pas lui manquer de respect, je ne m’étais jamais permise de le tutoyer ou quoi que ce soit d’autre ni même de parler dans son dos avec quelqu’un. On arrive toujours à parler en mal de son patron à une amie, une connaissance ou je ne sais qui encore mais pour le coup cela ne m’était jamais arrivé avec monsieur Warren, du moins pas pour le moment donc il n’aurait pas été envisageable que quelqu’un soit allé lui dire que j’avais dit telle ou telle chose à propos de lui. Il fallait crever l’abcès, il fallait que je sois fixée et que je comprenne pourquoi il agissait ainsi avec moi. Peut-être était-ce simplement sa façon d’être ou tout simplement son caractère, mais au moins je serais fixée. Enfin, rien ne me certifiait encore qu’il répondrait à ma question, bien qu’il m’autorise à la lui poser. Je me sentais gênée et je ne savais pas trop comment lui poser ma question. Après quelques secondes de reflexion, je réussi à me convaincre que je ne devais pas trop réfléchir à la façon de lui poser ma question et que je devais être la plus directe possible, en général les gens n’apprécient pas tellement les personnes qui tournent autour du pot pendant des heures alors que ce serait totalement d’aller droit au but et de dire ou demander les choses telles qu’elles sont. « Hum…Eh bien j’aimerai savoir si vous avez un problème avec moi ? » Voilà…c’était dit. J’espérais toutefois ne pas avoir déclenché une tempête.
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Elian J. Warren
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Mar 31 Mai 2016 - 18:26
Une tonne de questions auraient pu sortir de la bouche de ma jeune assistante. Une tonne. Des banalités, des choses plus sérieuses, mais au final, ce fut cette question, celle source de mes tourments, de mon inconfort, qu’elle posa. Après, je n’en étais pas surpris, parce que j’avais pu comprendre qu’elle était intelligente, et personnellement, je n’étais pas des plus discrets - ce qui faisait de moi un mauvais joueur de poker - alors pour sûr, elle l’avait remarqué, je n’en doutais pas une seconde en vérité. Par contre, j’aurais voulu repousser ce moment, parce que là, je me retrouvais, planté là comme un idiot, ne sachant pas quoi lui répondre. Enfin, une chose était certaine dans ma tête, c’était que je n’en avais pas contre elle, à proprement parler. Mais après, ça ne voulait pas dire que je me sentais totalement à l’aise pour autant… Comment étais-je supposé lui expliquer que c’était la situation qui ne me plaisait pas ? Je passerais pour ridicule, je n’en doutais pas une seconde et franchement, ça ne me plaisait pas. Au bout du compte, après avoir laissé échapper un petit soupir, je répondis:  « Euh non… Pas du tout. » Un haussement d’épaules, un petit rire ridicule, voilà qui pouvait que j’étais soudainement encore plus nerveux et mal à l’aise que précédemment. Oui, clairement, j’étais complètement idiot, et je le savais. Ce qui me manquait, c’était le moyen de régler la situation. Je n’arrivais pas à me faire une idée par rapport à cela, et ça m’énervait. J’étais même poli d’utiliser une telle expression. Inspirant profondément pour me redonner un semblant de contenance, je fis quelque chose de quoi je ne fus pas fier, c’est-à-dire que je lâchai à l’adresse de la demoiselle:  « Vous avez du boulot à faire, et moi aussi. » d’un ton trop formel, qui me déplaisait totalement. Je me trouvais lâche, je me trouvais même pathétique, mais je n’avais pas su faire mieux. Clairement, cela n’alla pas en s’améliorant, puisque je tournai par la suite les talons, retournant à mon bureau tête baissée, non sans toutefois me gifler mentalement en me disant qu’il faudrait que je me ressaisisse et que je règle la situation, parce que sinon, ça ne pourrait jamais marcher et clairement, ça ne pouvait pas continuer comme ça.
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Lincoln R. Smith
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Dim 31 Juil 2016 - 13:56

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Je sentais bien au son de sa voix et à la façon dont il m’avait répondu qu’il n’était pas sincère et cela me dérangeait beaucoup. Je venais de lui poser une question toute simple et je lui donnais donc l’occasion de me dire ce qui n’allait pas avec moi et pourquoi il se comportait aussi étrangement vis-à-vis de moi. J’avais envie et besoin de comprendre ce qu’il se passait ce qui selon moi était tout à fait normal, visiblement ça ne l’était pas pour lui, il ne semblait pas se préoccuper du fait que ça pouvait me mettre vraiment mal à l’aise cette situation. Malheureusement, je n’aurai pas de réponse à ma question et je devrais rester ainsi. En effet, étant donné qu’il était mon patron et que je n’étais que simple assistante, je ne pouvais pas me permettre de lui dire quoi que ce soit au risque de perdre ma place et je n’avais vraiment pas besoin de ça. Si je perdais mon emploi, je pourrais être condamné à être serveuse dans un bar miteux jusqu’à la fin de ma vie. Je n’avais pas apprécié ce ton méprisant qu’il venait de prendre avec moi en me disant que nous avions tous les deux du travail. Je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel en soupirant, je ne comprendrais décidément jamais cet homme. Il ne me semblait pas avoir fait quelque chose de mal jusqu’à maintenant, j’étais tout à fait correcte avec lui, je n’étais jamais en retard alors je ne comprenais pas. Vu ce qu’il venait de me dire et surtout la façon dont il l’avait fait, cela voulait dire qu’il coupait court à la discussion et qu’il ne voulait plus avoir à me parler. Mais je n’étais pas du même avis, je voulais comprendre. Je prenais le risque de perdre ma place peut-être mais ce comportement qu’il avait avec moi me perturbait tant que je ne cessais d’y penser. Alors que je m’apprêtais à quitter son bureau pour aller travailler, je me ravisais et prenais place sur une chaise située devant son bureau. Je me doutais qu’il devait être en train de se demander ce que je faisais mais cela m’était égal. « Je sais que nous avons tous deux du travail Monsieur Warren mais il me semble que cela puisse attendre quelques minutes, dans le pire des cas si cela ne peut vraiment pas attendre, je pourrais faire des heures supplémentaires gratuitement pour rattraper le retard si cela est nécessaire. En attendant, je veux savoir ce que vous avez contre moi et je ne quitterais pas cette pièce sans avoir obtenu une réponse de votre part. » Je le regardais droit dans les yeux avec fermeté, j’espérais qu’il allait céder et tout me dire, j’en avais besoin.
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Elian J. Warren
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Ven 5 Aoû 2016 - 9:53
Lincoln était dévouée, ponctuelle, bosseuse, et elle savait ce qu’elle voulait. Ça, je le savais depuis que je l’avais embauchée, mais maintenant, j’en avais une nouvelle preuve, preuve par rapport à laquelle j’aurais pu lui faire des reproches, mais je ne le fis pas. Après tout, ça aurait été complètement mal placé de ma part, sachant qu’au fond de moi, je ne pouvais que lui donner raison quant au fait qu’elle insistait pour savoir ce qui n’allait pas de mon côté. Évidemment, cela ne me mettait pas dans une position facile, parce que ce n’était pas en l’espace de deux secondes que j’avais trouvé les mots pour lui expliquer ce qui justifiait mon inconfort. Par contre, pouvais-je vraiment lui refuser de lui expliquer à présent ? Si je la repoussais, je savais que ça ne ferait que causer des tensions dont je n’avais clairement pas besoin. Légèrement exaspéré et perdu pour le coup, je posai mon coude sur mon bureau et passai une main dans mon visage, histoire de me laisser un instant de réflexion, instant qui ne fut pas assez, d’où le fait que je cherchai à en gagner un second en disant:  « Bon, d’accord… » pour lui signifier que oui, j’allais lui expliquer, si elle me laissait un instant pour chercher mes mots, évidemment. Après tout, comment étais-je supposée lui dire ? Quand on y réfléchissait, mes réticences étaient quelque peu stupides, si bien que je ne pensais jamais les mettre en mots à un moment ou un autre, mais voilà que je me sentais limite obligé de le faire. Inspirant profondément, je finis par commencer à dire, plutôt maladroitement:  « J’ai beau gérer le club, je ne pense pas être mieux placé que quiconque pour mériter qu’on m’appelle « monsieur », qu’on me vouvoie ou bien qu’on se plie à mes caprices. » Clairement, je n’étais pas fier de la tournure de ma phrase, mais c’était la meilleure façon que j’avais trouvée pour le faire. Par contre, je cherchai rapidement à rattraper le coup en ajoutant, histoire que Lincoln ne pense pas que je lui reprochais quelque chose:  « Je sais que vous ne faites que votre boulot, et vous le faites à merveille, ne vous méprenez pas. C’est juste que… » Au bout du compte, je ne parvins pas à me rendre au bout de mon propos, ou du moins, pas clairement. Tout ce que je sus faire à la fin, ce fut de lâcher un petit rire nerveux, puis conclure en disant:  « Je suis désolé, c’est carrément stupide. Je crois que c’est juste moi qui ait un souci avec le fait d’être en position d’autorité, et je m’en excuse. » Par ces mots, j’étais limite en train de dire que c’était moi qui allais faire des efforts pour m’y habituer, mais en serais-je capable ? Comment mon père faisait, lui ? Franchement, tout ça était bien compliqué dans ma tête pour le moment, d’où le fait que je n’osais pas trop me prononcer pour le coup, déjà que j’en avais fait beaucoup comme ça pour commencer.
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Lincoln R. Smith
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Mar 30 Aoû 2016 - 20:37

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Enfin il était lancé, il allait me dire ce qui clochait chez moi et ce qui faisait qu’il avait ce comportement avec moi. Mais en commençant sa phrase il indiquait que je faisais mon travail à merveille, ainsi je ne comprenais plus rien du tout. Si je ne me trompais pas, il ne me reprochait rien mais alors qu’est-ce qui pouvait expliquer sa façon étrange d’agir avec moi ?! J’avais hâte de le savoir, il allait le dire mais malheureusement pour moi il a arrêté de parler en plein milieu de sa phrase et je n’étais pas certaine qu’il allait reprendre. Je soupirais mais assez discrètement que je doutais qu’il ait pu s’en rendre compte, d’autant plus que qu’il semblait quelque peu déstabilisé par le fait que j’avais insisté auprès de lui pour qu’il me donne des explications quant à son comportement. J’étais d’autant plus persuadée qu’il n’avait pas pu se rendre compte que j’avais soupiré par le fait qu’il avait lâché un rire lorsqu’il s’était arrêté de parler. Je ne savais pas comment expliquer cela mais cette réaction qu’il venait d’avoir, si nerveuse fusse-t-elle, avait le don de me mettre en colère. J’aimais beaucoup mon patron, je devais bien avouer que je n’avais pas nécessairement à me plaindre à part ces quelques détails pour lesquels je cherchais à avoir des explications. Finalement, il était parvenu à me donner une réponse sans s’arrêter au beau milieu de sa phrase en me lâchant un rire stupide. Il m’avait donné une explication à son comportement mais je devais avouer que j’étais surprise par ce qu’il venait de me dire. Ce n’était pas tellement courant qu’un patron se sente mal à l’aise du fait d’avoir le pouvoir, d’être au-dessus de tout le monde et d’être en mesure de faire ce qu’il voulait de tout et de tout le monde. Mais au fond, cela prouvait à quel point il était différent de tous les autres patrons et sans vouloir me vanter j’avais senti dès le premier instant que rien ne serait pareil avec lui, j’étais ravie de constater que je n’avais pas eu tort et que mon intuition avait été bonne. C’était agréable d’apprendre que mon patron n’aimait pas tellement sa position et que pour s’éviter tout embarras il aurait en quelque sorte préféré se trouver au même niveau que moi afin de ne pas être gêné par mes actions envers lui. Pour le coup, c’était moi qui me sentais mal à l’aise désormais de le mettre autant dans l’embarras depuis mon arrivée ici. Je me raclais la gorge cherchant ce que je pourrais bien dire. « Ecoutez, je suis désolée d’avoir pu vous mettre mal à l’aise…puis-je faire quelque chose pour que ça ne se reproduise plus ? » Je restais à le regarder attendant une réponse de sa part. Il dégageait quelque chose de spécial qui me plaisait énormément, je ne pouvais pas nier qu’il avait un certain charme auquel je n’étais pas totalement indifférente.
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Elian J. Warren
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Mer 31 Aoû 2016 - 18:47
Évidemment, je n’étais pas des plus fiers de ressentir un tel malaise à cette idée qu’on me place sur un piédestal alors que je savais très bien mon poste et le fait que celui-ci pouvait conduire à l’utilisation de marques de politesse plus formelles qu’à la normale, mais au fond, je me rendais compte que l’avoir avoué à Lincoln me faisait un bien fou. Bien sûr, je ne l’exposai pas, gardant mon sérieux, en ajoutant à mon air une touche d’humilité, mais au fond, je savais que si jamais elle ne l’avait pas su, mon inconfort aurait pu se faire sentir encore longtemps, et je n’avais aucune idée si je saurais le supporter bien longtemps. Plus encore, je ne voulais certainement pas altérer cette relation professionnelle que j’avais avec la jeune femme, parce que niveau boulot, elle était une perle. Et puis, elle était facile à vivre, ce n’était pas sa faute, mais la mienne, toute cette histoire. Pour cette raison, je me sentis quelque peu coupable qu’elle en vienne à se sentir mal à l’aise pour ça, d’où le fait que je crus impératif de lui répondre:  « Il ne faut pas, c’est ma faute… » avec un petit sourire qui se voulait rassurant mais qui, au fond, était encore quelque peu gêné, je le sentais. Pourquoi ? Parce que j’avais le sentiment que même si j’avais exposé ce qui m’embêtait, il n’en demeurait pas moins que je me trouvais dans une impasse. Comment étais-je supposé régler le souci ? Cette question se forma dans mon esprit exactement au même moment où la demoiselle me demandait si elle pouvait faire quoi que ce soit pour tenter de régler le souci. Décidément, je n’aurais pas su trouver plus dévouée qu’elle, à présent, j’en étais persuadé. Et cette simple idée me fit légèrement sourire, même si je ne lui répondis pas immédiatement, m’accordant un bref temps de réflexion. En effet, j’en venais à me demander si je ferais mieux d’y aller au plus simple, soit lui dire que j’allais certainement m’y faire, ce qui n’était pas une éventualité à nier, parce qu’après tout, j’étais en poste que depuis trop peu de temps, ou bien si je changeais quelque chose pour que tout le monde se sente mieux, Lincoln la première. Parce que mine de rien, dans cette histoire, je ne pouvais pas penser qu’à moi; elle avait bien vu que j’étais mal à l’aise, au point qu’elle me confronte sur la question, alors je ne pouvais pas laisser ça en plan… Peu de temps après, je choisis de passer à l’action, m’obligeant alors à dire:  « Eh bien… », laissant ma phrase en suspens quelques instants pour m’assurer que ce que j’allais dire n’était pas totalement dénué de sens. Puis, j’en vins à la conclusion que le mieux était de me lancer, donc je finis par lâcher:  « Est-ce que ça vous dérangerait beaucoup qu’on se tutoie et qu’on s’appelle par nos prénoms pour commencer ? » Ce n’était pas la seule chose que je changerais, évidemment, mais je jugeais que c’était un bon début, d’où le fait que j’avais lancé l’idée. Maintenant, il suffisait de voir si c’était carrément stupide ou bien viable et ça, c’était à Lincoln de le déterminer. Voilà pourquoi, après avoir lâché la proposition, je me tus, me contentant de la regarder avec un air timide, mélangé avec un sourire, puis une petite grimace parce que je me sentais idiot d’en venir à ça. Bref, inutile de mentionner que je n’étais pas en train de lui présenter mon air le plus charmeur, mais je me doutais bien que ce n’était pas le moment de le faire pour le coup.
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Lincoln R. Smith
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Jeu 1 Sep 2016 - 18:34

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Cela me plaisait que mon supérieur fasse de son mieux pour me rassurer quant aux doutes que j’avais énoncé en disant que j’étais désolée de nous avoir mis dans une situation aussi délicate tous les deux. C’était plaisant de voir qu’il ne se dégonflait pas pour dire que c’était de sa faute cette tension qui pouvait se faire ressentir au bureau. En y songeant, je pouvais comprendre sa position et sa gêne vis-à-vis de son statut, je n’étais pas certaine à mon niveau de pouvoir occuper un poste avec autant de responsabilité, qui induit que l’on fait peur aux employés et que le fait que je sois mal à l’aise dans mon travail se fasse ressentir et que les gens travaillant avec moi pense que je ne les aime pas, que j’ai quelque chose contre eux ou quelque chose du genre mais ce ne serait pas du tout le cas, tout à fait le même cas avec monsieur Warren. J’étais prête à tout pour arranger la situation et pour que l’atmosphère se détende au sein de bureau, nous n’en serions que mieux tous les deux et je ne pouvais pas nier que cela me ferait très plaisir de contenter mon patron de ce côté-là. Je devais avouer que la réponse qu’il venait de donner à la question que je lui avais posée me laissait un peu sur le cul. Je ne savais pas ce à quoi je m’attendais concrètement mais je n’aurais jamais cru qu’il m’aurait dit, le plus naturellement du monde, de l’appeler par son prénom et de le tutoyer. Je savais pertinemment que je n’aurai aucun mal à m’habituer à cette demande qu’il venait de faire, simplement j’espérais juste que ce n’était pas un piège pour aller dire ensuite que je prends trop vite la confiance pour me descendre mais même si je ne connaissais pas personnellement mon supérieur, je savais qu’il n’était pas du tout le genre de personne à faire une chose pareille autrement il n’aurait pas du tout été gêné par sa position de patron. Même si sa réponse m’avait surprise, je ne pouvais pas restée là en face de lui à le regarder comme une andouille, il fallait peut-être que je songe à lui répondre, car sa réponse s’était formulée sous forme de question. Sur le coup, comme simple réponse j’avais haussé les épaules puis j’avais souri. « Ca ne me dérange absolument pas…Elian. » C’est au moment où j’ai prononcé son prénom pour la première fois ainsi que je me suis rendu compte à quel point ce prénom était beau et original, il était la première personne que je connaissais qui s’appelait ainsi. Il faut bien dire que Lincoln n’est pas nécessairement très courant non plus, du moins pour une femme. « Bon je sais que ce n’est pas très professionnel ce que je vais vous…euh…te proposer mais…peut-être que l’on pourrait aller boire un verre ensemble un de ces jours, ou bien simplement manger un morceau histoire d’oublier tout ça et de repartir sur une relation professionnelle saine sans tension et gêne ? » Je restais à le regarder tout en souriant. Depuis que je pouvais l’appeler par son prénom et le tutoyer, j’avais la sensation d’être plus proche de lui, de mieux le connaître et de moins avoir l’impression d’être une pauvre merde à côté de lui de par son statut. Je souhaitais très fort qu’il accepte ma proposition mais peut-être allais-je un peu trop vite et il était probable qu’il se refuse tout mélange entre vie professionnelle et vie privée. On aura beau dire que c’est un rendez-vous professionnel, il me semblait bien que sortir boire un verre fait passer la limite du professionnel au privé, mais cela ne me dérangeait pas, Elian me plaisait vraiment et je n’étais pas contre l’idée d’apprendre à le connaître.
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Elian J. Warren
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Mar 6 Sep 2016 - 17:14
Sachant très bien que je venais de lancer la proposition et que celle-ci n’était très certainement pas trop commune en milieu professionnel, je ne m’attendais pas à ce que la jeune femme se sente parfaitement à l’aise à cette idée dans l’immédiat. Pour cette raison, je ne lui en voulus clairement pas de la voir un peu inconfortable, sachant que moi-même, très certainement, je l’oublierais peut-être à certaines occasions. Dit ainsi, je savais cela plutôt paradoxal, puisque cette mesure, je la prenais pour justement, me sentir mieux, plus à l’aise de travailler avec elle, mais je ne pouvais pas totalement écarter la possibilité d’avoir des failles, comme elle d’ailleurs. Je l’acceptais même, parfaitement. Pour la même raison, je ne m’attendais certainement pas à ce que la conversation devienne un peu plus simple dès maintenant. Je ne savais pas ce que je pourrais lui dire par la suite, alors je m’étais simplement contenté de sourire pour lui exprimer ma satisfaction quant au fait qu’elle avait accepté mon idée. Ce fut donc une véritable surprise pour moi de l’entendre soudainement me proposer, en trébuchant çà et là, d’aller boire un verre, manger un morceau, bref, faire quelque chose à l’extérieur du cadre de travail qui limitait notre relation à un état purement professionnel. Pris de cours, je ne sus faire mieux que d’avoir un rire nerveux, ce de quoi je ne me félicitai certainement pas par la suite, sachant que cela pourrait être mal interprété et clairement, c’était la dernière chose que je voulais. Voilà pourquoi je m’obligeai par la suite à réfléchir à la vitesse de l’éclair, puis au bout de quelques secondes, dans un délai que je jugeais plutôt raisonnable pour une conversation, je repris un air un peu plus sérieux, mais quand même ravi, et je lui dis, avec un sourire et un ton que je voulais sincères:  « Oui, pourquoi pas ? Ça me ferait plaisir. » Au bout du compte, cette sincérité que j’avais voulu projeter, elle était réelle au fond de moi. En effet, il me faisait vraiment plaisir d’accepter l’invitation, me disant que ce ne serait pas plus mal. Après tout, je ne connaissais pas Lincoln outre que parce que j’avais lu sur son CV et ce que j’vais vu d’elle au travail. Je savais qu’elle était bosseuse, fiable, et j’admirais ça chez elle, mais outre ça, je me rendais compte que je ne la connaissais pas, et que cela n’aidait pas vraiment à entretenir de bonnes relations avec elle. Enfin, je n’allais pas me prendre la tête pour cette raison, mais disons que maintenant, j’en venais à la conclusion que ce ne serait pas plus mal d’en savoir un peu plus à son sujet. Qui sait, peut-être cela nous permettrait d’avoir des rapports professionnels plus fluides, voire même avoir une bonne entente qui pourrait frôler l’amitié ? À ce point, je l’espérais vraiment, parce que je me rendais compte, plus que jamais, que j’avais envie de la connaître pour la personne qu’elle était, et non pas juste pour le poste d’assistante qu’elle occupait à mes côtés.
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Lincoln R. Smith
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Sam 3 Déc 2016 - 17:01

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
J’étais un peu sur le cul après la réponse de mon patron. Il avait répondu tellement rapidement, sans aucune hésitation. Je ne pensais pas qu’il dirait oui aussi facilement et surtout aussi vite. J’avais proposé d’aller boire un verre ou manger un morceau mais à tout hasard et au départ j’avais plutôt pensé qu’il aurait refusé en me disant que ce n’était pas correct professionnellement parlant. Je cachais quelque peu ma joie mais au fond de moi je jubilais, j’avais envie de sauter partout comme une enfant à qui on vient d’offrir le jouet dont elle rêve depuis longtemps. Pour moi, ce déjeuner ou ce verre serait probablement un peu plus qu’un rendez-vous professionnel mais je ne devais rien laisser paraître, je ne voulais pas perdre mon job, ce serait fatal pour moi. J’avais eu la chance de décrocher ce boulot, si je le perdais ce serait vraiment compliqué de retrouver quelque chose étant donné que je n’avais aucun diplôme, d’ailleurs je me demandais bien comment j’avais obtenu cet emploi. Elian était quelqu’un de très mystérieux et j’espérais vraiment qu’avec ce rendez-vous j’allais pouvoir découvrir un peu plus de choses sur lui ce qui me permettrait de vérifier si j’étais vraiment attirée par lui que ce soit physique ou mental et dans quel cas je serais vraiment dans la merde mais si c’était juste physique ce serait déjà un peu moins complexe à vivre et accepter. « Ravie que tu acceptes mon invitation ! Du coup, un verre ou un repas ? Je te laisse choisir le lieux et l’heure Elian… » Je n’en revenais pas d’avoir réussi à prononcer son prénom aussi facilement. J’espérais que désormais les choses seraient plus simples entre nous et qu’il n’y aurait plus cette tension pesante qu’il y avait eu jusqu’à maintenant.
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Elian J. Warren
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Dim 4 Déc 2016 - 19:42
Je venais d’accepter de sortir avec mon assistante, ou du moins, passer du temps en sa compagnie à l’extérieur des heures de travail. Comment je me sentais par rapport à cela ? C’était triste, mais sommes toutes, je me sentais plutôt anxieux. Évidemment, si la nervosité était telle que je n’aurais su le supporter, pour sûr je n’aurais pas accepté, mais il n’en demeurait pas moins que c’était une des premières fois que je me permettais une telle chose depuis maintes années, sans parler du fait que compte tenu du fait que je n’avais jamais eu d’assistante avant aujourd’hui, j’ignorais si mon geste dépassait les limites ou quelque chose du genre. Je ne l’espérais pas, en tout cas, et puis, je n’avais pas vraiment de supérieur pour venir me dire le contraire - sauf mon père, et encore là, je n’étais pas persuadé qu’il le ferait. Et puis, qui sait, peut-être qu’au final, ce ne serait que bénéfique ? C’était ce que j’espérais, en tout cas. Malgré cet optimisme, je décidai de quand même me garder une certaine zone de confort en ne prenant pas de risque sur le choix de restaurant ou quelque chose du genre. D’abord, je fus rassuré que ce soit Lincoln qui me le propose, et ensuite, je ne tardai pas à lui suggérer:  « Je connais un petit restaurant italien non loin d’ici, tout à fait agréable, si ça te va. » En effet, c’était un restaurant que j’avais l’habitude de fréquenter, alors je m’y sentirais bien, ça, je le savais déjà. Ceci étant maintenant lancé, je réfléchis à ce que je devais aussi déterminer, puis finalement, je proposai:  « Aujourd’hui j’ai des réunions jusqu’à plutôt tard, mais on peut y aller demain, après le boulot ? Enfin, si ça te convient, bien sûr. » Parce que même si elle m’avait laissé le choix, je ne voulais pas non plus m’imposer, d’autant plus qu’elle avait bien mentionné que c’était pour partir sur de meilleures bas. Et puis, en mon sens, ce serait moche de limite donner des ordres et adopter une attitude trop patronale et ce, qu’importe ce qui nous attendait au cours de cette soirée.
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Lincoln R. Smith
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Lun 5 Déc 2016 - 15:58

Et si on mettait les choses au clair ?
Elian & Lincoln
Je me disais qu’il était plus approprié que je laisse à Elian le choix du restaurant ainsi que celui du moment. Il était patron après tout, il devait avoir beaucoup de choses à faire, ce n’était pas mon cas. Je n’avais que mon petit boulot d’assistante dans la journée et après c’était tout. Je ne disais pas que cela ne me suffisait mais simplement que mon emploi me permettait d’avoir bien plus de temps libre que lui. Je hochais la tête. « Oui ça me va très bien ne t’en fais pas, je suis loin d’être difficile et au pire je m’adapte très bien ! » J’esquissais un petit sourire avant de me raviser et de me demander pourquoi j’avais dit ça, c’était inutile et il allait peut-être rien comprendre et se dire que j’étais folle, au pire il avait raison et au mieux il ne pensait rien, il fallait que je cesse de me créer des histoires tout le temps. J’étais vachement déçue quand il dit qu’il avait des réunions jusque tard aujourd’hui, évidemment que je m’en doutais un peu mais en fait j’avais tellement hâte d’aller dîner avec lui que j’aurai pu y aller maintenant. Bon au final, il me proposait demain, ce n’était pas la mer à boire et ça me laissait le temps de me trouver une tenue adéquate pour le lendemain. « Hum bah…oui ça me convient très bien. A vrai dire, je n’ai pas vraiment le choix, c’est toi le patron ! » Je me balançais sur mon autre jambe histoire de dégourdir un peu celle sur laquelle j’étais appuyée depuis un petit moment maintenant. « Il est comment ton restaurant ? C’est quelque chose de chic ou bien plutôt normal ? » Je ne savais plus quoi dire si bien que je commençais à demander un peu n’importe quoi, mais finalement ce n’était pas une si mauvaise question que cela puisque je lui demandais implicitement comme j’étais censée m’habiller.
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Elian J. Warren
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Dim 11 Déc 2016 - 16:09
Je préférai de loin entendre Lincoln accepter parce qu’elle se disait pas difficile que parce qu’elle pensait ne pas avoir le choix parce que j’étais son patron et que j’avais fait cette décision. Par contre, je décidai de ne pas passer de commentaire, parce que j’avais déjà fait part à Lincoln de ce qui me rendait un peu plus distant dans notre relation de travail, mais parce que je savais que je ne pouvais pas exiger un changement radical et que moi-même, il me faudrait un petit temps d’adaptation - même si j’étais persuadé que maintenant, ce serait beaucoup plus facile pour moi de me sentir à l’aise - je restai impassible, souriant doucement à la jeune femme, comme si je me montrais ouvert à tout changement en cas de besoin, même si en ce moment, cela ne semblait pas nécessaire. Dans le pire des cas, il n’y avait pas qu’un seul restaurant dans un rayon de dix kilomètres du country club, il y aurait donc toujours moyen de trouver autre chose pour le coup. La question étant réglée donc, je ne sus pas vraiment ce que je pourrais ajouter, jusqu’au moment où Lincoln enchaîna avec une question qui me laissa quelque peu perplexe, puisque jamais personne ne me l’avait posée précédemment, pas pour une soirée informelle, en tout cas. Il me fallut donc réfléchir quelques instants, instant pendant lequel je levai les yeux au ciel, non pas d’exaspération, mais comme pour me remémorer l’endroit, et une fois que j’eus une bonne idée, je dis, dans un haussement d’épaules accompagné d’une grimace un peu nonchalante:  « C’est pas un endroit huppé mais ce n’est pas un restaurant de burger non plus. C’est entre les deux je dirais. » Sachant ma réponse un peu impertinente, je finis par ajouter, parce que je me disais que ce serait le plus juste:  « Je m’y rends souvent avec la même tenue que je porte au boulot, donc ce que tu portes en ce moment serait parfait par exemple, à mon avis. » Évidemment, ce n’était là qu’un exemple, je n’allais pas lui exiger de porter la même tenue, mais si cela pouvait ne serait-ce qu’une petite idée, alors ce serait tant mieux.
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